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L'Edito

Trois leçons

Par L'Economiste| Edition N°:3416 Le 02/12/2010 | Partager

Ça aurait pu être pire. Certes ceci n’efface ni la douleur des pertes humaines, ni l’avenir peut-être hypothéqué des personnes blessées, ni les investissements, les machines ou les maisons détruites, mais effectivement cela aurait pu être pire.Cependant, s’il y a une faute qu’il ne faut surtout pas faire c’est d’oublier. Ces grandes pluies en ville comme à la campagne, nous ont donné, avec violence, au moins trois leçons.La première, c’est le dévouement de la plupart des services publics et de certains particuliers. Qu’ils trouvent ici l’hommage collectif qui leur est dû.La deuxième leçon est bien moins honorable: il ne faut jamais, au grand jamais, faire l’impasse sur l’entretien, la maintenance. Ces chaussées défoncées, ces trous si dangereux que tout le monde a vu se former soudain, presque sous ses pieds… c’est ce qui est le plus visible. C’est aussi l’image qu’il faudra rappeler sans cesse, chaque fois qu’un élu sera tenté d’employer son budget de maintenance pour la construction de quelque chose de nouveau. Cette semaine, Casablanca a perdu son patrimoine routier. Là où quelque dizaines de millions auraient suffi pour entretenir régulièrement des chaussées capables de tenir une crise, il faudra des milliards et, peut-être, une dizaine d’années pour tout reconstruire. Un capital inestimable est compromis par simple négligence, alors le Maroc a bien besoin de toutes ses ressources.La troisième leçon est plus nouvelle: dans un cas de crise, d’urgence… Il faut prévoir la diffusion d’informations rapides, fiables, et utiles exactement de la même manière que l’on mobilise les ambulances ou les pompiers. Aujourd’hui, les infra-structures immatérielles, à leur tête l’information, sont aussi importantes que les écoles ou les ports. L’information est devenue une «denrée» stratégique, qui fait que les gens sauront ou ne sauront pas comment bien réagir devant une urgence.Nadia SALAH

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