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L'Edito

Tournis

Par L'Economiste| Edition N°:1499 Le 16/04/2003 | Partager

Il était une fois une grande idée: généraliser l'assurance contre les accidents du travail et améliorer le niveau d'indemnisation des victimes. Tout était là au départ pour faire de ce chantier une réussite. Pour une fois, le gouvernement avait gouverné, lancé une réflexion sans trop s'empêtrer dans les procédures de consultations (justement, c'est ce qu'il aurait peut-être fallu faire davantage) et fait très vite passer le projet dans le circuit législatif. Seulement, deux paramètres, et de taille, ont été omis dans cette histoire, à savoir, d'une part, que le monde des affaires obéit à des règles, celles du marché et des bénéfices financiers comme seuls objectifs, et d'autre part, que les intérêts des uns (victimes) ne coïncidaient pas forcément avec ceux des autres (les assureurs). Effarés par le niveau des indemnisations que la nouvelle loi avait généreusement institué, les assureurs décidèrent de revoir leurs tarifs qui passèrent du simple au double, voire au triple. Quant aux entreprises, échaudées par ce surenchérissement sans précédent des primes, beaucoup ont préféré ne pas s'assurer du tout, narguant la loi, bien entendu, mais surtout ménageant leurs trésoreries en attendant des jours meilleurs. Pour couronner le tout, il y a eu cette promesse d'amendement, après coup, qui donnait l'impression d'avoir les jambes de travers et qui donne le tournis à bon nombre de juges chargés de statuer sur les dossiers sinistres. Devant cette situation confuse, la logique aurait été plutôt de dire: ça ne passe pas, alors laissons tomber. Oui, ça ne passe pas car que penser d'autre d'une loi qui s'est traduit dans certains cas par un taux, surréaliste, d'IPP de 170%! (cas bien réel). Et in fine, l'on a rendu service à personne. Même pas aux travailleurs, dont beaucoup se retrouvent aujourd'hui sans assurance. Une vraie gabegie.Mohamed BENABID

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