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L'Edito

Tabou et modèle

Par Nadia SALAH| Edition N°:5667 Le 02/01/2020 | Partager
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La Commission du nouveau modèle retient toujours l’attention. Les nominations ainsi que les mille commentaires qui vont avec n’ont épuisé pas la curiosité. Pas assez de jeunes ou de femmes, trop d’intellectuels… et ainsi de suite.

Y compris un regret argumenté à propos de l’absence de syndicalistes, censés veiller au futur contrat social. Un point de vue qui suscite des critiques sur l’inutile surreprésentation syndicale dans les instances législatives (conseillers) et dans le CESE. Même débat sur la rareté des fonctionnaires ou l’abondance de professeurs exerçant à l’étranger. Etc.

Il ne faudrait pas croire qu’il n’y a là que des bavardages «people».

Derrière les nominations, il y a un réel intérêt pour deviner qui va faire, qui peut faire quoi et comment. Si on résume brutalement, on dira qu’il y a un vrai souci de savoir jusqu’où ces femmes et ces hommes seront capables d’imaginer un Maroc différent, mais avec un respect minimum des vieilles racines.

Facile à dire, compliqué à faire. De surcroît, il faudra négocier l’endroit où l’on placera le curseur entre l’invariant et le disruptif. Rien que ces quelques points font du Modèle, un exercice plus compliqué que le grand débat français. Ce débat à l’air de s’être perdu entre les gilets jaunes et les trains en grève. Il n’empêche que nombreux sont les Marocains qui veulent partager leur vision. Il ne faut pas les décevoir.

Les discussions sont serrées aussi sur les sujets qu’il faut ou qu’il ne faut pas aborder dans une instance pareille.

Globalement, il semble qu’il y ait un consensus autour des ressources humaines et du capital immatériel: c’est là que le sursaut passera ou échouera. Faut-il parler de la mauvaise qualité de la santé ou de l’éducation ou bien s’occuper, en amont, de la gestion et des compétences humaines dans les hôpitaux et les écoles. C’est-à-dire franchir des tabous et affirmer que les Marocains sont responsables des Marocains.

 

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