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L'Edito

Soutane

Par L'Economiste| Edition N°:3252 Le 12/04/2010 | Partager

L’expulsion de missionnaires soupçonnés de prosélytisme semble entretenir une petite polémique internationale. Les caméras, et les stylos, s’y engouffrent justement parce que l’évènement concerne un pays réputé docile, jusque-là, et qu’on accuse désormais de réflexes de protectionnisme religieux, d’arbitrages abscons. Le bien et le mal feraient ainsi leur grand retour, et en tenant compte des spécificités locales, la morale serait facilement convoquée pour prendre des décisions. Même s’il faut au passage stigmatiser des communautés religieuses, ici chrétienne en l’occurrence. Voilà l’image que cette affaire renvoie. Une image que les missionnaires épinglés, majoritairement des évangélistes anglicans, aimeraient bien cultiver, celle d’enfants sages: nous n’avons rien fait de mal, s’exclament-ils. Pas sûr. En réalité, ce n’est pas un paradoxe, même si l’affaire semble se situer au sanctuaire de nos conservatismesEn réagissant ainsi, les pouvoirs publics marocains ne commettent ni faute politique ni n’envoient de message subliminal. Ils ne font qu’appliquer la loi et font preuve de bon sens aussi. On ne peut être berné par la soutane (ni par la burqa d’ailleurs). On le sait, et particulièrement depuis son influence au cours de l’empire britannique de la Reine Victoria, l’église évangéliste entretient une réputation sulfureuse, notamment son habitude à déborder au-delà de son cahier des charges officiel et déclaré. Les autorités marocaines ont donc le droit de se demander si ces évangélistes, sous couvert de caritatif, ne jouent pas un autre rôle. Elles ne pouvaient pas, sous prétexte de quelques avantages sociaux ou humanitaires, tolérer qu’une partie de leur population soit prise en otage. Si l’usage de la religion à des fins d’endoctrinement d’enfants est confirmé, alors l’expulsion, au lieu d’une véritable procédure judiciaire, est une moindre sentence. Mohamed Benabid

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