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L'Edito

Solution?

Par L'Economiste| Edition N°:4344 Le 26/08/2014 | Partager

On sourit, puis on s’attriste du spectacle parisien: si notre principal partenaire va si mal, ce n’est pas bon pour nous. Manuel Valls est chargé de chasser les trublions et de refaire l’équipe autour du président français. Question: comportera-t-elle Christiane Taubira?
Valls s’était rendu en personne à l’ambassade du Maroc, pour la fête du Trône. Il y avait offert de venir lui-même au Maroc pour acter une réconciliation. Prudent, l’ambassadeur Benmoussa avait simplement  évoqué la nécessité d’entretenir les relations intenses.
Le problème ayant abouti à la suspension de l’accord judiciaire est une application intempestive de la «compétence universelle» dont dispose la justice française. La compétence universelle fait qu’un juge français peut s’occuper de n’importe quelle affaire dans le monde. Appliquée par les tribunaux belges (qui ont fait un sérieux ménage depuis l’affaire Dutroux en 1996), la compétence universelle ne pose pas de problème majeur.
En revanche, en France, la justice a convoqué le chef des services secrets marocains, présent à Paris pour lutter, avec ses homologues français, contre le terrorisme, qui vise autant la France que le Maroc. Qui plus est, une convocation signée par une juge qui avait déjà eu des soucis de procédures, sur la plainte d’une personne dont la bonne foi était sujette à caution. Suivant cette affaire, n’importe quel Marocain peut être convoqué ou interpelé pour n’importe quoi.
On n’aurait jamais dû en arriver là, mais puisque la bêtise était faite, il fallait trouver le moyen d’en sortir. Or, la Garde des sceaux, Christiane Taubira, a refusé, préférant une conception très politicienne de la justice, conception qui pose problème aux Français aussi. Si elle reste dans le prochain gouvernement de l’Hexagone, il y a peu de chances de solutionner le différend Maroc-France. Si elle est débarquée avec les frondeurs,  alors peut-être...

Nadia SALAH

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