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L'Edito

Social

Par L'Economiste| Edition N°:3795 Le 31/05/2012 | Partager

A force de parler de  pressions sur le budget,  de finances publiques fébriles, l’on oublierait presque que l’une des principales menaces de la raréfaction des marges financières concerne les filets sociaux. Il est même tentant d’expliquer le déficit de protection par l’anémie des ressources.
Ce n’est pas complètement faux. Par exemple,  si l’on se base sur la difficulté à mettre en place l’indemnité pour perte d’emploi, la future allocation chômage à la marocaine, ou encore les hésitations à trancher sur les dossiers des retraites, qu’il faut provisionner d’urgence, les contraintes semblent d’abord celles des moyens.
La Banque Mondiale se garde pourtant bien de prendre ce raccourci.  Dans son dernier rapport, l’institution dresse bel et bien un constat sévère,  et toujours à sa manière sibylline, sur la protection sociale au Maroc. C’était malheureusement prévisible. Ce qui l’est moins c’est que les dysfonctionnements pointés ciblent les méthodologies et non les moyens. La coordination entre différents programmes d’aide fait cruellement défaut et du coup un bonne part des populations vulnérables n’y accède pas. Il  est déplorable que des victimes restent sur le carreau non par manque de budget, mais d’orientation, de ciblage, voire peut-être d’information tout simplement.
Il faut probablement que les modes d’intervention soient dépoussiérés pour certains comme il est recommandé d’évaluer l’action des différentes entités intervenantes, pour lever les soupçons de coquilles vides qui pèsent sur d’autres. Et au passage, jauger les vrais bilans, c’est-à-dire ceux des résultats sur le terrain, et non ceux des communications, parfois pédantes,  des réceptions officielles.
Des réglages et des réajustements à apporter d’urgence. D’autant plus que notre conjoncture actuelle,  imprévisible, complexe et interconnectée, est aussi devenue plus sensible au moindre dysfonctionnement social.

Mohamed Benabid

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