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    Services publics

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5368 Le 10/10/2018 | Partager
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    En une quinzaine d’années, la pauvreté a reculé au Maroc. Certes, ce n’est jamais suffisant. Mais il faudrait être aveugle, sans mémoire ou sans foi ni loi, pour prétendre le contraire.

    En revanche, si la pauvreté a été réduite, les inégalités, elles, sont en expansion. Les études convergent. Que ce soit le HCP, la Banque mondiale, le Centre marocain de conjoncture, la Cour des comptes… ou tout dernièrement la Direction des Etudes du ministère des Finances et une référence forte dans le rapport de Bank Al-Maghrib… Toutes les analyses vont dans le même sens: beaucoup moins de pauvres mais beaucoup plus d’inégalités.

    Or, même si l’IRES n’a toujours pas rendu publique son enquête géante de 2014 sur le lien social (dont les données rendraient bien service à tout le monde; celle de 2011 est sur le site), on pressent que ce n’est pas la pauvreté en soi qui ronge le Maroc, c’est l’inégalité, l’iniquité, le sentiment que «certains peuvent» quand «d’autres ne pourront jamais», la certitude que les chances sont pipées dès le départ. L’enquête 2011 de l’IRES disait déjà que le lien social le plus fragile est la confiance dans les institutions.

    Pourtant, ce n’est pas faute de mettre de l’argent dans le système. Sans exagérer, on retiendra qu’entre 35 et 40% de chaque Budget est une dépense à caractère social. C’est vraiment beaucoup, puisque cela nous met dans les moyennes européennes… avec des résultats dignes du Yémen. Néanmoins, des solutions sont à portée de main.

    En effet, parmi les facteurs créant l’injustice, il y a les services publics: l’accès, la disponibilité et la qualité. L’école en premier lieu mais aussi la santé, la justice, la disponibilité de l’information de l’Etat…

    Nul ne songe à nier que la faiblesse de la croissance depuis une dizaine d’années réduit fortement les opportunités, mais rien ne justifie que les prestations publiques soient devenues si médiocres, si méprisantes.

     

     

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