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L'Edito

Services publics

Par L'Economiste| Edition N°:3185 Le 06/01/2010 | Partager

Quand des inondations se produisent soudain et ravagent des usines, que dire? Que c’est la faute à pas-de-chance et qu’il faudra, dès le printemps venu, construire les petits ouvrages qui vont protéger la zone, car une usine endommagée, c’est, à coup sûr, du chômage donc de l’appauvrissement dans la région. En général, les ouvrages de protection ne coûtent pas grand-chose car les endroits choisis pour des zones aussi stratégiques ne sont pas si difficiles à protéger.Quand, l’année suivante, au même endroit, avec les mêmes dégâts, les mêmes usines, les mêmes inondations se produisent, que dire? Là, ce n’est plus la faute des intempéries, et du hasard des nuages et des vents. Cela devient la faute des hommes.Et pas n’importe lesquels: c’est la faute des élus locaux et si ces élus sont des irresponsables, alors cela devient la faute des autorités locales, puisque le système politique, et c’est heureux, les oblige à se substituer aux défaillances des élus.Mais que voit-on sur le terrain? Les mécanismes logiques ne fonctionnent pas. Si dans certaines petites villes, ils n’ont jamais vraiment fonctionné, dans les grands centres comme Tanger, Agadir, Rabat… la modernisation du processus de décision avait plus ou moins imposé une logique du service au public. Un problème ne se posait pas deux années de suite, un accident n’arrivait pas deux fois de suite, dans les mêmes circonstances… Ou alors cela faisait un tel scandale, que chacun avait à cœur de réparer à défaut d’avoir prévu.Or, cette année, les inondations ne font plus scandales. Ce fatalisme silencieux des citoyens et des victimes est de très mauvais augure. Leur passivité est plus lourde de sens que toutes les manifestations. Elle exprime la perte de confiance dans le système qui n’est plus capable de redresser ses erreurs. Or, on le voit partout en Afrique: pour démonter un Etat, rien de plus facile, il suffit que les services publics cessent.Nadia SALAH

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