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    L'Edito

    Service après-vente

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5509 Le 06/05/2019 | Partager
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    Les assises de la fiscalité, tenues les 3 et 4 mai, auront été un grand moment d’exercice démocratique. Non seulement par la qualité des débats et la mobilisation qui les ont précédées, mais aussi par le volume des contributions émanant de différentes organisations professionnelles. Voilà un mode opératoire duquel pourraient s’inspirer les partis politiques pour élaborer leurs programmes électoraux.

    A partir de ce lundi 6 mai, nous rentrons dans la phase du service après-vente des assises. Le plus dur commence donc pour ceux qui sont chargés de concrétiser les principes et les recommandations adoptés à Skhirat. Car les attentes sont immenses et les déceptions pourraient l’être tout autant.

    Le ministre de l’Economie et des Finances s’est engagé à accélérer l’adoption d’une loi-cadre, mais avec la toute bonne foi du monde, il va devoir hiérarchiser les priorités et veiller à ne pas déstabiliser le budget de l’Etat.

    D’où sa prudence lorsqu’il a assorti la suppression de la cotisation minimale  à un retour à un maximum de conformité des milliers de sociétés déficitaires chroniques. 60% des 250.000 déclarations fiscales de 2018 étaient déficitaires. Au QG du fisc à Rabat-Agdal, l’intrusion de passagers clandestins dans ce groupe ne fait aucun doute.

    L’élargissement de l’assiette passera aussi par une action déterminée envers de nombreuses zones de non-droit. Que plus de 30 ans, après la grande réforme, le système regorge encore de tant de forfaitaires dans le (gros) commerce est une anomalie.

    Il n’est pas normal non plus que tout le poids de l’IR pèse essentiellement sur les salariés. Le démantèlement du paradis fiscal que se sont aménagé plusieurs professions libérales doit être une priorité.

    Quant à la TVA, son universalité nécessitera du courage politique. Mais l’on ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur le taux: à 20%, ce tarif est une double peine pour les ménages à faible revenu et un lubrifiant pour le moteur de l’économie souterraine.

     

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