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L'Edito

Responsabilités

Par L'Economiste| Edition N°:4376 Le 10/10/2014 | Partager

Les ambassadeurs turcs en Europe sont sur toutes les chaînes de TV, de radios, sur les réseaux sociaux. Ils facilitent les voyages de reporters vers les réfugiés syriens. Ils alimentent les milieux artistiques en documents sur les travaux d’Aya Sophia, où les images s’attardent sur les recherches sismiques avec des équipes de multiples nationalités, sans oublier la restauration des magnifiques mosaïques orthodoxes.
Dans l’abondance de ces informations, qui se souviendra que des émeutes kurdes dans tout le pays ont fait 24 morts! La Turquie est un bien  bel endroit respectueux de la science, de la culture et des religions. On serait bête de déprogrammer ses vacances et de rater toutes ces belles choses et ces grandes âmes.
A l’autre bout de la Méditerranée, là, c’est vraiment dangereux. Le Maroc? Fuyez: on a égorgé un touriste dans le pays voisin!
N’en ajoutons pas davantage, cela fait bien trop mal.
Le ministre du Tourisme doit perdre son portefeuille: au lieu de se mettre en campagne, il bataille contre L’Economiste qui alerte sur les annulations. Quant au ministre de la Communication, lorsqu’on ouvre sous son nez le merveilleux musée d’art moderne, qu’attend-il pour tourner des documentaires destinés à l’Europe? Et le ministre des Affaires étrangères, où était-il quand son collègue français s’est mis à confondre Alger et Rabat? Et le ministre de la Justice que faisait-il quand ses ouailles ont généré un appel à boycott en Grande-Bretagne pour une affaire mal élucidée? Et celui de l’Intérieur, qui traitait intelligemment ces affaires quand il était wali, a-t-il oublié de former ses hommes aux risques systémiques majeurs, de ce genre d’incident?
Quand on a 500.000 familles, soit 2 millions de Marocains concernés par la santé du tourisme, quand on a investi des milliards, on ne peut pas se permettre de tirer à hue et à dia pour se découper chacun son mini-royaume pour, in fine, n’être responsable de rien.

Nadia SALAH

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