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L'Edito

Résilience

Par L'Economiste| Edition N°:4346 Le 28/08/2014 | Partager

Ne boudons pas notre plaisir: dans la déprime économique actuelle, il se produit des petites étincelles. Des  étincelles qui ont peut-être du sens. En tout cas, il faut tout faire pour qu’elles prennent le seul sens qui nous intéresse tous: le redémarrage.
Aujourd’hui, un bureau d’étude annonce une forte croissance des ventes d’électroménager. Il y a quelques jours, l’ONEE a montré une croissance de l’appel d’électricité, plus fort chez les usines que pour l’usage domestique. Les ports ont nettement plus travaillé au cours de ces derniers mois, les hôtels et régions touristiques font le plein. Et ainsi de suite.
Bien sûr, les ventes immobilières sont très molles, déterminant parfois des «promotions» à couper le souffle; bien sûr, les chantiers de l’Etat sont toujours en semi-chômage; bien sûr, les pertes d’emplois industriels sont catastrophiques, sans compter la dégradation de la qualité des emplois pourvus. Ces points noirs sont là, pesant de tout leur poids.
Mais ils ne sont plus seuls à occuper la conjoncture car les étincelles sont bien là. Elles ont un point commun: elles sont apparues dans des espaces qui ne dépendent pas des dépenses publiques. Quand on regarde l’histoire économique et sociale du Maroc, on voit souvent ce mécanisme à l’œuvre. Il était là lors des grandes sécheresses, lors du krach financier de l’Etat des années 80, lors des crises déferlant d’Europe… Plus loin, on le repère au moment de la colonisation puis de l’Indépendance, de la marocanisation…
On connaît mal ce phénomène de résilience autonome, pour lequel l’appareil statistique n’existe que depuis peu. En particulier, on ne sait pas quel est son degré de liberté par rapport aux politiques publiques. N’empêche qu’on voit bien que le tissu socio-économique souffre durement quand l’Etat est mal géré. Et on voit bien qu’il survit et repart malgré tout… ce qui n’est pas une raison pour faire n’importe quoi à Rabat.
 

Nadia SALAH

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