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L'Edito

Reprise

Par L'Economiste| Edition N°:4479 Le 10/03/2015 | Partager

Sur  le microcrédit, l’on pensait la question de la reprise tranchée. Manifestement, elle ne l’est pas pour tout le monde, du moins pas pour la SFI qui appelle aujourd’hui à redimensionner les ambitions. Les faits sont là, le secteur est beaucoup plus fort qu’il ne l’a été avant la crise. Et pourtant il aura fallu la douche froide de la montée des risques avant que le Maroc n’entame le grand toilettage. L’arrivée de Tariq Sijilmassi à la tête de la Fédération nationale des associations de microcrédit aura à ce titre constitué une rupture. En collaboration avec la banque centrale de Jouahri, il aura contribué grandement à introduire un minimum de discipline financière, des exigences prudentielles, le renforcement des fonds propres et des outils de monitoring pour prévenir la détérioration des portefeuilles. Des garde-fous qui auront cruellement manqué les premières années, à quelques exceptions près, dans l’écosystème.

Le Maroc a bien négocié sa courbe d’apprentissage mais il faudrait qu’il continue. L’erreur serait cependant de croire que les crises de microcrédit s’alimentent exclusivement des problèmes de gouvernance. Le monde politique a aussi un rôle à jouer.  A commencer par se prémunir de la tentation d’instrumentaliser les orientations du microcrédit à des fins préélectorales. Pendant ces périodes, le risque crédit enregistre des pics réguliers avant de se transformer en refus de payer puis en groupes de pressions politiques. Attention, la contagion est facile. La formule dans le cas de crédits solidaires fonctionne tant qu’on communautarise, chaque individu se portant garant mutuellement des autres prêts souscrits par les autres membres d’un groupe. Le statut «à but non lucratif» n’a sans doute pas empêché le microcrédit dans sa variante marocaine de se développer. A ce titre c’est même un cas d’école au niveau mondial; mais ce n’est pas une raison pour ne pas explorer d’autres alternatives, d’autres montages pour pouvoir lever plus de fonds. C’est la seule voie pour retrouver le vrai chemin de la reprise.
Mohamed BENABID

Mohamed BENABID

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