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    Par L'Economiste| Edition N°:4616 Le 29/09/2015 | Partager

    Une mini-révolution dans le secteur des hydrocarbures.  Le deal: y rendre la spéculation plus coûteuse.  Les opérations d’affichage des prix que l’on voit se multiplier un peu partout dans les stations-service n’en sont que la face apparente. La transparence et la qualité seront quelque part la contrepartie du grand chantier de libéralisation qui se prépare.
    Le secteur des carburants est resté pendant longtemps un marché opaque où les marges, les parts de marché,  tout comme le pouvoir,  ont été difficiles à appréhender. C’est d’ailleurs dans ce type de chaudron  où a
    mijoté une affaire comme celle de la Samir.
    D’ici décembre, ce sont près de 2.000 stations du réseau qui devraient se mettre aux normes avec obligation de se préparer à la future trame juridique. Un avant-projet, soumis à consultation, sur les produits pétroliers annonce déjà  la couleur avec une fixation particulière sur la qualité des hydrocarbures, mais aussi sur les impératifs de stockages, dont les micmacs des variations sont soupçonnés d’alimenter, depuis des années, de confortables marges.
    Sur le papier, c’est un chantier d’envergure en matière de protection du consommateur et de contrôle des normes. La seule question qui se pose est de savoir si l’Etat a les moyens
    de ses ambitions en matière de contrôle.
    La transition sera sans doute facile pour les groupes qui ont anticipé cette échéance et initié les chantiers de modernisation, mais risque d’être douloureuse pour ceux qui se sont habitués à l’anarchie.
    Bien entendu, il y aura toujours des voix qui résonneront tout au fond pour dire: ne nous régulez pas trop. Il faut savoir l’écouter. D’abord parce que ce serait contraire à l’esprit de régulation.  Ensuite,  il est possible que ces voix  charrient en écho une vision d’investisseurs, idéalement industrielle. Quant aux rentes, elles resteront indéfendables. 

     

    Mohamed Benabid

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