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L'Edito

Réformes

Par L'Economiste| Edition N°:3186 Le 07/01/2010 | Partager

Tout le monde avait bien compris: sous les mandats de Radi et de Bouzoubaâ (décédé depuis), on parlait beaucoup de la réforme de la Justice mais, il était bien évident qu’on ne changerait rien du tout. Les méchantes langues disent que cet immobilisme bavard venait de ce que Radi n’était pas assez impliqué dans les dossiers et que Bouzoubaâ, au contraire, l’était trop.Maître Naciri, le nouveau ministre, hérite de ce pensum où le plus difficile est de rassurer ceux qui se font une haute idée de leur mission et de leur travail, de les rassurer et de leur faire sentir que c’est eux qui ont raison. Ils ont raison envers et contre tous les autres qui entraînent ce corps loin de ses devoirs.La règle des images est terrible: un seul cas de corruption, fut-il seulement soupçonné, suffit à salir tout le corps, du plus humble au plus grand de ses serviteurs. Pourtant une réforme ne peut pas se cantonner à la prévention de la corruption, encore moins à la lutte contre cette corruption une fois que le délit est en cours ou déjà commis.La distorsion entre l’image et la réalité des besoins, sur le terrain, rend le travail des autorités politiques très compliqué: il faut donner le sentiment au public que tous les efforts portent sur ce point (ne serait-ce que pour ôter à ce même public l’envie de corrompre sa propre justice!) et en même temps faire porter les plus grands efforts sur la transformation des textes, des méthodes et des formations. Que les gens de Justice (comme on disait autrefois pour parler de l’ensemble des professionnels) soient insatisfaits de leur situation et de leur image, on peut le comprendre. Qu’ils soient troublés, anxieux face aux réformes, c’est normal: aujourd’hui encore elles ne sont pas claires.En revanche, ce qui n’est pas admissible c’est que des grèves soient lancées, tentant de bloquer le pays pendant toute une semaine, au moment où le ministre vient de changer.Nadia SALAH

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