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L'Edito

Rapport

Par L'Economiste| Edition N°:4484 Le 17/03/2015 | Partager

Les donneurs de leçons ne sont pas toujours de bons exemples. L’Union européenne se targue d’imposer à tous la bonne gouvernance; bonne gouvernance qui commence par la transparence et la lutte contre les détournements et corruptions.
Ce sont des valeurs fortes auxquelles on adhère tous. Il lui arrive de se servir de ces valeurs comme outil de pression sur ses partenaires, pour obtenir d’eux des concessions avantageuses.
Or, voilà qu’un rapport dénonce des détournements et prévarications par les chefs  du Polisario et des hommes des services spéciaux algériens, concernant l’aide de l’Union pour les gens des camps de Tindouf. Ce rapport désigne nommément les coupables.
L’appareil de l’Union européenne a caché cette enquête, au mépris des valeurs dont elle se proclame constamment. Bruxelles en a refusé l’accès aux élus eux-mêmes, pendant des années. Ce n’est qu’après une forte mise en demeure institutionnelle que la porte s’est entrouverte. Pour se refermer aussitôt… avec d’opportuns artifices informatiques.
Outre qu’il s’agit de malversations commises par des responsables du Polisario et les services algériens, cette affaire révèle une certaine déliquescence chez le premier et grand partenaire. Il viole un peu plus chaque fois les valeurs fondatrices de sa puissance et de sa richesse. Plus grave, cette contradiction a une terrible force destructrice, sans doute pour lui-même à terme, mais aussi et immédiatement pour son environnement.
Ceci, cependant, n’épuise pas toute la question.
En effet, comment est-il possible que la diplomatie et les services marocains n’aient pas réussi à mettre la main sur ce rapport dès sa rédaction, pour le faire «fuiter» eux-mêmes?
Même si on peut comprendre que Rabat n’ait pas souhaité interférer officiellement  dans le fonctionnement de l’appareil européen, le minimum de professionnalisme impose une veille diligente et consciencieuse eu égard aux enjeux pour les intérêts du pays.
Abdelmounaïm DILAMI
 

Abdelmounaïm DILAMI

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