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L'Edito

Prétextes

Par L'Economiste| Edition N°:1428 Le 02/01/2003 | Partager

N'en déplaise aux détracteurs du calendrier grégorien, le jour de l'An impose son cachet ici aussi. Il semble cependant que ces grands anniversaires nous rendent plus tristes que de coutume. Le Maroc fête très pudiquement son réveillon. Le jour de l'An est balisé. Il est confiné aux programmes des grands hôtels, au rayon alcool des grandes surfaces que des bandes de jeunes dévalisent pratiquement, ou à peine visible à ces cartons de bûches que l'on achète de sa pâtisserie de quartier. Dans la rue, les rares animations se limitent à ces files de voitures qui tournent en rond à l'approche de minuit, à quelques timides klaxons et à des esprits surchauffés qui ne trouvent rien de mieux pour s'occuper que de se bagarrer ou de s'engueuler.Nulle trace de cotillons ou de ces ambiances festives et de communion que l'on retrouve habituellement ailleurs. Que faut-il en déduire? Que le Maroc veut faire la fête mais qu'il culpabilise en même temps ou au contraire qu'il ne sait pas faire la fête? On le sait, il faut toujours un prétexte pour se lancer, comme en témoignent les euphories excessives (bris de vitre, vandalisme, etc.), mais curieusement tolérées, consécutives aux victoires de football. Alors inventons de plus en plus de prétexte, parce que l'envie est là. Certes, il est difficile d'être heureux dans une société où la joie est ainsi conditionnée, mais n'oublions pas qu'il y a d'autres enjeux.Il ne s'agit pas seulement de passer du bon temps mais aussi de créer des pôles d'attraction, de relancer les activités qui gravitent autour. On a pu voir comment le festival du cinéma de Marrakech, les concerts d'été à Casablanca ou encore l'anniversaire du rappeur Puff Daddy ont pu dynamiser le commerce et le tourisme. Le Maroc doit donc trouver des prétextes. Pourvu seulement qu'ils se multiplient et que les prétextes deviennent habitudes. Mohamed BENABID

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