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L'Edito

Nouvelles règles

Par L'Economiste| Edition N°:4476 Le 05/03/2015 | Partager

C'est un texte plutôt soft, qui passera ou pas en Conseil de gouvernement pour rendre applicable la nouvelle loi sur le Conseil de la concurrence. Cette réforme doit beaucoup aux efforts et à la personnalité du Pr. Benamour. La lenteur du processus, 10 ans, doit tout aux réticences des cinq gouvernements. Aucun n’a officiellement fait savoir ce qui les embarrassait. Officieusement, plusieurs explications circulaient, dont la plus sérieuse était une délégation de pouvoir de l’exécutif et du judiciaire en faveur d’une agence administrative. Cet argument existait déjà contre l’ANRT, il y a 20 ans. Il avait fallu l’arbitrage royal, tant les arguments des deux côtés se valaient.
Aujourd’hui, on peut discuter à perte de vue sans arriver à décider si l’expérience des télécoms vaut pour régir la concurrence.  On reconnaît  que les rapports du Conseil ont été de valeur inégale, ce qui ne plaide pas en faveur de la délégation de pouvoir et inversement, d’autres secteurs ont été revisités dans le sens du consommateur et que l’on doit ces progrès aux travaux du Conseil de la concurrence.
Quand on examine les expériences, il est impossible d’être univoque. Il faut à la fois penser aux consommateurs et à l’économie du pays.  Il ne faut pas être naïf: plus personne ne croit aujourd’hui à une régulation à sens unique. Les géants de l’économie mondiale ne sont des enfants de la concurrence que dans une petite mesure, le reste est venu par choix politiques revendiqués. Sans aller jusqu’à la Silicon Valley, berceau de tant de positions dominantes et des abus assumés qui vont avec,  existerait-il au Maroc une branche automobile sans quelques contraventions à la concurrence entre les constructeurs? Existerait-il encore une compagnie aérienne? Etc.
Le contexte politico-économique d’aujourd’hui veut une approche modernisée des questions de concurrence. Il est important que le Maroc reste au plus près du mouvement.

Nadia SALAH

Nadia SALAH

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