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L'Edito

Mur du son

Par L'Economiste| Edition N°:3580 Le 25/07/2011 | Partager

La facture sociale envoie depuis un moment des signaux inquiétants, et cela ne semble pas troubler le gouvernement. La cote d’alerte vient d’être franchie avec les contractuels de l’OFPPT qui ont donc obtenu leur titularisation de force.
Alors que pareil établissement public de formation est probablement attendu sur l’amélioration de ses indicateurs de productivité, de service, et non sur le gonflement de sa masse salariale, cette mesure peut faire tiquer légitimement entreprises et contribuables que nous sommes.
D’abord sur l’idéologie. Maintenant que les campings des grévistes sur le boulevard Ba Hmad (siège de l’OFPPT à Casablanca) ont porté leurs fruits, demain, à qui le tour et pour demander quoi? Le gouvernement, visiblement tétanisé par le contexte du printemps arabe, et en manque de volonté pour redresser la situation du pays, se borne à éteindre les feux d’incendie, même s’il piétine au passage le fonctionnement normal du marché de l’emploi. A l’issue de cette tournure, il ne faut pas s’étonner si l’intérim en prend un coup, les entreprises hésitant à recruter par ce biais, de peur d’avoir à gérer ce genre de situation.
Ensuite, sur le fond. Cette titularisation, il faut bien que quelqu’un en paye la facture. Et à ce titre, c’est faire preuve de myopie que de croire que le modèle social marocain dispose de manoeuvres inépuisables de financement. Le budget est sous pression, on le sait.
En plus des nombreux fronts sociaux, qui se sont ouverts, il faut peut-être compter aujourd’hui avec les menaces sérieuses qui planent sur les cotisations des régimes institutionnels d’assurance maladie et de retraite, l’Etat risquant probablement de ne pas verser ses parts à temps. Nos régimes sont sans doute habitués depuis longtemps aux lourds déficits mais cela risque de s’aggraver. Le mur du son de la paix sociale a été franchi. Gare à celui de la paix économique.

Mohamed Benabid

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