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L'Edito

Municipalités

Par L'Economiste| Edition N°:3247 Le 05/04/2010 | Partager

LE rapport de la Cour des comptes coupe des tranches de vie dans les communes. Ce n’est pas beau à voir, pas beau du tout.Négligences, vols, gaspillages… le tout à la sauce népotisme. Et dans certains cas, même si la justice n’a pas (encore?) dit son mot, comment ne pas y voir des vols, de la prévarication ou du détournement: il y a des cas trop flagrants pour être autre chose que des délits que la loi devra punir sous peine de discréditer tout le système de gouvernance du Maroc.Quelques-uns ont voulu garder ce rapport secret, parce qu’il montre les failles du système. Ils ont grand tort s’ils imaginent que les gens ne voient pas tous seuls que leurs communes fonctionnent mal: la Cour des comptes ne fait que mettre des chiffres sur des évidences. Réclamer le secret, c’est prendre les citoyens pour des imbéciles pour perpétuer le système.Pourquoi les communes fonctionnent-elles si mal? Manque de contrôle? Pas exactement; ce qui est en cause c’est le mauvais contrôle, pas son absence. En réalité, il y a une pléthore de contrôles… qui ne servent à rien. Il faut agir autrement. Les deux chartes communales ont multiplié les décisions collégiales, les signatures et contre signatures, soi-disant, pour mieux contrôler. On voit le résultat.En réalité, quand tout le monde se mêle de tout et que personne n’est responsable de rien, rien n’avance et tout coûte très cher. Ces chartes ne sont pas naïves: elles ne voulaient pas d’une démocratie exercée par des élus responsables. Elles ont fait ce qu’il fallait pour que les contre-pouvoirs diluent la responsabilité. Le tour était joué: exit la démocratie, exit l’efficacité, bonjour la prévarication et le trafic d’influence! Les élus et les fonctionnaires municipaux ne pouvaient faire que ce qu’ils ont fait et que la Cour montre du doigt aujourd’hui.Au moment où l’on réfléchit à une nouvelle régionalisation, il faut ouvertement et courageusement poser ces problèmes.Nadia SALAH

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