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L'Edito

Lorgnette

Par L'Economiste| Edition N°:4691 Le 21/01/2016 | Partager

Les chiffres de l’ANRT confirment officiellement les dessous des dernières restrictions de téléphonie sur IP. La baisse des prix, et des revenus, aura été l’une des caractéristiques majeures des cinq dernières années de l’activité mobile. Elle semble aussi avoir été l’une des principales motivations du régulateur dans son dernier arbitrage.  Même si cette mesure a provoqué l’ire des usagers, l’ANRT  exige une licence dédiée. Cette affaire est un cas d’école. Pour la première fois, le Maroc engage une bataille frontale avec les géants américains d’internet. Pour des impératifs économiques et  techniques d’optimisation du trafic, et de défense des opérateurs nationaux, le régulateur a jugé bon de sévir contre la «gratuité» des communications mobiles sur les Skype, WhatsApp et autre Viber. Arrivera-t-il pour autant à arrêter une lame de fond, celle de la digitalisation de l’activité, de l’élasticité identitaire de ses acteurs,  de l’asymétrie du combat entre d’un côté, les opérateurs télécoms qui investissent dans les infrastructures et de l’autre,  ceux qui se défendent de ramener le trafic et revendiquent le développement des usages? C’est donc bien la  question du partage de  la chaîne de valeur qui semble se dessiner en toile de fond.  
Dans un combat,  pour le cas marocain du pot de terre contre le pot de fer, la réglementation a un rôle important à jouer. Or elle est en retard pour  ne prendre que les impératifs de convergence, laquelle couvre une réalité protéiforme et interpelle l’ensemble des acteurs de communications électroniques, tant à la phase de production, de transmission que d’utilisation. A ne pas en douter,  il y a une éviction de valeur qu’il est très difficile de contenir pour l’heure. Or en s’attaquant exclusivement au dossier VoIP, le Maroc donne l’impression de regarder par le petit bout de la lorgnette.

 

Mohamed BENABID

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