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L'Edito

Langue de coton

Par L'Economiste| Edition N°:4240 Le 25/03/2014 | Partager

LE procès des primes du ministère des Finances est en réalité un procès du droit à l’information. Ce qui n’est dit nulle part.
Au temps de l’opposition entre RNI et PJD, ce dernier fait publier les primes qu’avait encaissées le ministre Mezouar, par ailleurs leader du RNI, et un de ses hauts fonctionnaires, Bensouda, considéré comme un proche du Palais (ce qu’il nie). Juste ces deux personnes et nulle autre, alors que les primes concernent l’ensemble du ministère des Finances. Ces données ne sont pas banales, mais elles étaient régulièrement publiées (dans nos colonnes entre autres, voir des dizaines d’articles sur ce sujet). Cette fois, au contraire,  la diffusion était faite de manière à nuire politiquement aux personnes et à leurs relations.
Un an plus tard, renversement de situation: le RNI devient l’allié du PJD. Mais le procès court toujours et l’aile dure du PJD, pas fâchée de titiller le chef Benkirane, veut accrocher des têtes à son tableau de chasse et assiste donc régulièrement aux audiences.
Voilà pour l’enchaînement des anecdotes politiques. Sauf l’humour de la situation, rien de spécial là-dedans.
En revanche, sur le plan institutionnel, c’est un tout autre enjeu: il en va des droits du citoyen à être informé.
Or, il faut savoir qu’un système diffus d’intimidation a déjà été introduit dans la fonction publique. Il la décourage de fournir des données autres que les pauvres informations des communiqués officiels. Résultat: beaucoup de parlotes, pas grand-chose de significatif. C’est la «langue de coton».
Si le procès condamne les fonctionnaires, alors c’en est fini de l’espoir de transparence démocratique. Les gouvernements pourront faire tout et n’importe quoi, loin de l’opinion publique. On connaît déjà les penchants actuels: pas de révision du code de la presse qui punit les enquêtes, pas de révision de la loi qui punit les dénonciateurs de corruption…
Pas besoin de faire un dessin!

Nadia SALAH

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