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    L’autre guerre

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5702 Le 20/02/2020 | Partager
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    Ce n’est pas du chauvinisme à courte vue que d’être préoccupé par l’attitude d’une partie du PJD dans le dossier de l’accord de libre-échange avec Ankara. Il est évidemment hors de question d’abdiquer notre liberté de critique envers la politique gouvernementale.

    Cependant, c’est une toute autre affaire de tirer dans le dos de Moulay Hafid Elalamy, ministre chargé de défendre les intérêts du Maroc face à la Turquie.

    Ce pays n’est pas fiable. C’est un partenaire déloyal, capable d’abattre l’avion de son allié, la Russie; capable d’entretenir Daech en même temps qu’encaisser les aides de l’OTAN; capable d’envoyer des mercenaires en Libye; de mettre 48.000 fonctionnaires à la porte ou en prison, pour rendre les autres dociles; de faire avaler à son peuple que les Ottomans sont de retour…

    Ankara est encore plus déloyale en matière de taux de change: même la Chine ne joue plus à ça depuis des années.

    Depuis 2015, la lire turque a perdu presque 50% de sa valeur, dont 33% sur les dix-huit derniers mois. Or, le président Erdogan a pris le contrôle de la banque centrale, envers et contre toutes les règles d’indépendance.

    Ankara n’a que faire de la perte de pouvoir d’achat de ses citoyens. Pour être parfaitement honnête, cette perte de pouvoir d’achat est du gain pour les Marocains.

    Sous ce «bombardement» au taux de change, les usines marocaines ne peuvent que fermer: qui peut encore travailler s’il doit baisser les coûts de moitié? C’est cela la guerre monétaire, détruire l’autre de l’intérieur.

    Un groupe important de PJDistes marocains, et parmi eux des élus, défendent les intérêts turcs. Plus exactement, ils défendent les intérêts du PJD turc et d’Erdogan. Chacun a compris qu’il s’agit des réseaux de Frères musulmans, qui font là bien peu de cas des intérêts nationaux.

    S’ils savaient en quelle piètre estime leurs Frères turcs les tiennent, l’ardeur des Frères marocains en serait nettement refroidie.

     

     

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