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L'Edito

Justice

Par L'Economiste| Edition N°:3266 Le 30/04/2010 | Partager

Après la presse (surtout L’Economiste), le rapport de la Cour des comptes atterrit au Parlement. Quoi de plus normal que les élus de la Nation répercutent les préoccupations d’une opinion publique fatiguée par l’impunité et assoiffée de justice. Surfer sur cette vague, c’est bien, mais attention à l’instrumentalisation politicienne de dossiers trop sérieux. A suivre certains d’entre eux, on aurait déjà accroché aux crocs du boucher plusieurs responsables, accusés d’avoir fauté dans la gestion de l’argent public.Le sens des responsabilités dicte un autre comportement. Il faut surtout se garder de jeter à la vindicte populaire des personnes qui sont présumées innocentes tant qu’elles ne sont pas jugées et condamnées. Le ministre de la Justice, Mohamed Naciri, a été dans son rôle lorsqu’il a remis les pendules à l’heure devant un hémicycle prompt à s’enflammer. En les invitant à revenir aux fondamentaux qu’on a tendance à perdre de vue, il leur a administré une véritable leçon de pédagogie. Le respect de la légalité des procédures reste le seul moyen pour éviter les dérapages. On a encore en mémoire la sinistre campagne d’assainissement de 1996 qui a jeté en prison des chefs d’entreprise sur la foi de soupçons souvent infondés. Une parenthèse traumatisante dans l’histoire récente de la jeune démocratie marocaine et qu’il ne s’agit plus de reproduire. Cependant, attention, il ne faut pas retomber dans les travers de l’affaire de la CNSS. Ce dossier a été enterré malgré les révélations du rapport de la Commission d’enquête parlementaire en juin 2002. Aujourd’hui, l’affaire est relancée pour le seul motif que les originaux des pièces et documents viennent d’être remis au juge par la Chambre des conseillers. Un comble.Mohamed CHAOUI

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