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L'Edito

Jeu de go

Par L'Economiste| Edition N°:1161 Le 10/12/2001 | Partager

Rebondissement inattendu dans l'affaire du Conseil supérieur de la Magistrature: une plainte est en effet déposée contre le ministre de la Justice. Son ministère est accusé d'avoir outrepassé ses compétences en rédigeant le règlement intérieur du Conseil, lequel dépend administrativement du ministère. Le raisonnement est politiquement intéressant même s'il est un peu “tiré par les cheveux” sur le plan juridique (voir le détail ci-contre). En fait, Azziman est devant un piège à ressorts multiples comme les apprécient les joueurs d'échecs ou de go: ou bien la cour donne raison au plaignant et le ministre perd la deuxième manche de son combat pour l'assainissement de la justice, ou bien la cour déboute le plaignant et le ministre sera accusé d'avoir joué les pressions. Plus subtil, le piège fonctionne même si le processus ne va pas jusqu'au procès. Après l'incroyable argumentation sur les pierres sacrées ayant abouti à la condamnation de notre confrère Ali L'Mrabet, l'image de la magistrature debout a considérablement souffert. Par conséquent, celle du ministère de la Justice aussi. Au go, ce cas de figure s'appelle une “échelle”: la victime entre dans un processus irréversible qui en fin de course décime sévèrement ses troupes. Pourtant, on sait très bien que le changement du règlement intérieur du CSM est l'élément central qui confortera les magistrats compétents et intègres, qui sont l'immense majorité, contre une toute petite poignée d'autres, dont l'existence affaiblit chaque jour cette majorité. Face à cet enjeu colossal, comment réagit le ministère? Il “attend d'être notifié de la plainte avant de parler” puis ensuite il attendra le procès, puis ensuite… L'attitude du bon élève qui ne compte que sur la maîtresse pour recevoir son bon point. Seulement le Maroc d'aujourd'hui n'est pas de classe d'école primaire...Nadia SALAH

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