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L'Edito

Hors bilan

Par L'Economiste| Edition N°:1314 Le 17/07/2002 | Partager

Le projet d'investissement de l'ODEP, pour lequel le ministère des Finances souhaite l'arbitrage du Premier ministre, pose la question de gouvernance publique. Il est vrai que le programme a été adopté par le Conseil d'administration, lequel comprend les représentants des ministères. Mais il est vrai aussi que ce programme va forcément engager la politique de l'Etat et peut-être même ses finances, car il est malheureusement possible que l'ODEP ne puisse pas faire face aux remboursements. Dans ce cas, deux solutions: ou bien l'ODEP profite de son statut de monopole pour faire payer les utilisateurs, ou bien l'Etat, en réalité les contribuables, paye à sa place. Quoi qu'il en soit, dans les deux cas, l'Etat est engagé: ou bien l'ODEP va lui imposer une politique de commerce extérieur qui visiblement n'est pas celle du gouvernement, ou bien les finances publiques auront été engagées sans avoir respecté les procédures démocratiques qui permettent cet engagement. Le bon sens montre bien que l'Etat est en réalité engagé au-delà des pouvoirs dévolus à ses représentants dans le Conseil d'administration de l'ODEP.En fait, si l'on comparait les finances publiques à la comptabilité des entreprises privées, on pourrait dire que le programme d'investissement de l'ODEP est comme un engagement hors bilan. Si la comptabilité, le droit des sociétés, les dispositions concernant l'appel à l'épargne… sont capables de cerner cette réalité pour les entreprises privées, a fortiori, la gestion des finances publiques doit être capable de le faire aussi. Et ce d'autant plus que les entreprises publiques ont déjà mis les finances de l'Etat par terre, en 1983, il y a vingt ans, avec les investissements qu'elles ont été incapables de rembourser seules. Il en était résulté dix ans de réduction de la souveraineté économique du Maroc avant de pouvoir réintégrer la sphère des pays qui savent se gérer correctement eux-mêmes. Ce n'est quand même pas une bagatelle! Nadia SALAH

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