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L'Edito

Hooligan

Par Nadia SALAH| Edition N°:5699 Le 17/02/2020 | Partager
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Abdelmajid Bziouat, le photographe vedette d’Eco-Médias, a été blessé au cours de son travail, lors du match FAR-Raja à Rabat. Plusieurs fois primé au Maroc comme à l’étranger, il fait partie de ces professionnels ayant modernisé la photographie de presse au Maroc.

Pour nos lecteurs de Assabah, L’Economiste et des diverses publications numériques, il s’est souvent exposé au danger. Mais jamais il n’avait été battu et blessé à la tête par une bande de jeunes agressifs et violents, ivres de leurs propres débordements.
Bziouat, comme d’autres victimes, a été tiré d’affaire par la police et les pompiers, d’autres jeunes hommes courageux et soucieux de leurs concitoyens.

On est tous prompts à classer l’affaire: «la sécurité n’a pas fait son travail». Faudrait-il alors ajouter des flics aux flics, comme le souhaite une partie de l’opinion publique.

Faudra-t-il que l’armée s’occupe des stades, avec des armes et des tanks? Autant éviter d’en arriver là: un match reste un match.

Si l’on veut éviter d’ajouter de la force à de la coercition et sachant que bien des parents refusent de prendre leur responsabilité, il faut explorer d’autres voies.

Le site des Lions de l’Atlas dit que des décisions illégitimes (illégales?) alimentent les violences. L’illégitimité est le plus fréquent des motifs de révolte, pas seulement dans les stades. Les instances sont alors bien placées pour distribuer le remède: transparence, information, voire redressement.

Des familles ne veulent pas reprendre leurs sauvageons, préférant les laisser à la garde de la police, puis, peut-être, une irréparable suite judiciaire. C’est le pire des abandons. Il nourrit la hargne sociale, laquelle est une maladie contagieuse.

En un mot comme en cent, on connaît mal les ressorts de ces explosions de violence. Elles choquent la société marocaine, dont la mémoire n’a pas de précédent pour servir de guide.

La première urgence est peut-être d’investir dans la connaissance?

 

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