×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Fragile

Par L'Economiste| Edition N°:2167 Le 08/12/2005 | Partager

Les opérateurs attendent de voir à quoi va ressembler la traduction sur le terrain du plan Emergence. Suffisamment médiatisé ces dernières semaines, le projet a permis de comprendre pourquoi il faut s’inscrire dans une politique industrielle d’envergure. Jamais un travail n’a été mené de façon aussi détaillée. Ce n’est pas trop tôt. Le Maroc a payé assez cher son insouciance: protectionnisme, rentes, affairisme... Si nous pouvions inverser la tendance et rééquilibrer la balance commerciale, condamnée jusque-là à financer la croissance chinoise, alors, bien entendu, nous sommes preneurs. Les tendances sectorielles sont aujourd’hui favorables si l’on saisit à temps les opportunités. Au passage, il y aura des résistances. Mezouar peut mettre en garde, et à juste titre, contre les intérêts catégoriels. Car c’est de là qu’émaneraient en partie les facteurs de blocage. S’il faut accorder des subventions alors, oui, il faut le faire là où ça produira le plus d’effet. Et non pour boucher des trous de trésorerie, pour mauvaise gestion ou abus de biens sociaux. Tant pis pour ceux qui n’auront pas compris que les ressources de l’entreprise ne doivent servir qu’au développement de ces mêmes entreprises. De toutes les manières, l’Etat ne pourra rien faire pour elles. Aujourd’hui plus que jamais, l’industrie marocaine a besoin qu’on lui insuffle un nouvel élan. Une sorte de patriotisme économique. Pas au sens chauvin, mais plutôt au sens quête de la performance et de la compétitivité. Et pour cela, privé et public doivent remplir leurs missions. Privé parce que la raison d’être des entreprises est d’investir, recruter, générer des profits, payer des impôts. Et le rôle de l’Etat sera de mettre en place l’environnement favorable à l’épanouissement de ces entreprises, l’infrastructure, d’encourager la formation, la recherche-développement et aussi de faire la chasse au gaspillage budgétaire. Des mesures urgentes, car la base est bien fragile. Mohamed BENABID

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc