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L'Edito

Fondamentaux

Par Nadia SALAH| Edition N°:5855 Le 01/10/2020 | Partager
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Le ministre des Finances, Mohamed Benchaâboun, a bien raison de qualifier la conjoncture actuelle de «périlleuse». Peut-être faut-il remonter aux premières années de l’Indépendance pour trouver une situation aussi difficile. Puisqu’on parvient aujourd’hui à suivre les évolutions de la dette depuis 1890, pourquoi les jeunes historiens ne s’attacheraient-ils pas à étudier les finances publiques depuis 1956? Mais ceci est une autre affaire.

Aujourd’hui la situation est pire que celle des années 1980-85. A cette époque-là il y a eu le crash financier du Maroc, une sècheresse historique dans sa durée comme dans son ampleur et un dollar soudain devenu très cher alors que les relations financières extérieures étaient libellées dans cette monnaie. Poivrons copieusement avec une inflation à un niveau jamais vu et plus jamais revu depuis: 15% en 1983. Pour faire bon poids, 15% aussi de déficit du Trésor par rapport au PIB.

Une ressemblance entre cette crise-là et celle d’aujourd’hui: un banquier est à la manœuvre, Jouahri à l’époque, Benchaâboun maintenant. Le ministre actuel dispose d’un système d’information sans aucune commune mesure avec des données d’alors sur le Maroc même. Mais l’un comme l’autre ont un département solide dont on voit les capacités dans les coups durs.

La Covid plus la sècheresse qui se dessine (?) sont de sacrés coups durs.

Et c’est là que l’on regrette les indisciplines budgétaires qui ont considérablement abîmé la capacité de résistance du pays depuis une grosse dizaine d’années. Trop tard pour pleurer.

Cette situation impose de centrer l’action financière sur les fondamentaux parmi les fondamentaux: la réputation internationale. Surtout celle que calculent les agences de notations. Quoi qu’on pense de ces agences.

 

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