Tourisme: Un plan d'urgence de 2 milliards de DH

Par L'Economiste| Le 18/01/2022 - 11:57 | Partager
Tourisme: Un plan d

Face aux difficultés du secteur, le gouvernement a approuvé un important plan d’urgence d'un montant de 2 milliards de DH pour le soutien du tourisme. Après plus de 22 mois de crise sanitaire, cette nouvelle série de mesures de soutien est un signal fort au secteur du tourisme, qui permettra la sauvegarde d'entreprises, évitera la destruction massive des emplois, et préparera la relance du secteur, indique un communiqué du ministère de tutelle.

Présenté par la ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, lors d’une réunion tenue, vendredi dernier, sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, en présence de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, et du ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, ce plan d’urgence comprend cinq mesures.

Ces mesures concernent le prolongement du versement de l’indemnité forfaitaire de 2.000 DH durant le premier trimestre 2022, pour l’ensemble des employés du secteur du tourisme, les transporteurs touristiques et les restaurants classés, ainsi que le report des charges dues à la CNSS pendant 6 mois pour ces mêmes employés.

En outre, ce plan d'urgence prévoit d’établir un moratoire relatif aux échéances bancaires sur une durée pouvant aller jusqu’à 1 an, pour les hôteliers et les transporteurs touristiques. Les intérêts intercalaires seront pris en charge par l’État pour une période équivalente aux mois de non activité en 2021, ainsi que le premier trimestre 2022, annonce le ministère. Par ailleurs, l'Etat prendra en charge la taxe professionnelle due par les hôteliers en 2020 et en 2021, et octroiera une subvention au secteur de l’hôtellerie, pour un montant global de 1 milliard de DH. L’objectif de cette aide est de soutenir l’effort d’investissement (entretien, rénovation, formation…) des hôtels souhaitant se préparer à un redémarrage rapide de l’activité dès la réouverture des frontières, ajoute le ministère.