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    Signes de radicalisation: L’université de Cergy-Pontoise fait son mea culpa

    Par L'Economiste| Le 15/10/2019 - 12:09 | Partager
    Signes de radicalisation: L’université de Cergy-Pontoise fait son mea culpa

    Absentéisme récurrent aux heures de prière, changement de tenue vestimentaire, arrêt de l’alcool... L’université de Cergy-Pontoise a reconnu une maladresse après la diffusion d’un message à ses personnels visant à détecter des "signaux faibles de radicalisation". "Appel à la vigilance": voici l’objet du mail reçu lundi par les 1.800 personnels de l’université, en provenance de la boîte mail du responsable sécurité, également "référent radicalisation" de l’établissement.

    Y étaient détaillés les différents types de "menaces d’attaques terroristes", notamment la "menace endogène", c’est-à-dire directement liée aux personnes fréquentant l’université. Dans un fichier Excel attaché étaient listés des "signaux faibles" susceptibles d’alerter, par exemple un changement de tenue vestimentaire (port de pantalon dont les jambes s’arrêtent à mi-mollet pour un homme, apparition d’un voile pour une femme), l’arrêt de la consommation d’alcool, un intérêt soudain pour la religion ou un absentéisme récurrent aux heures de prières...

    S’ils constataient "qu’un individu (étudiant ou collègue) présente un ou plusieurs signaux listés dans cet imprimé", les personnels de l’université étaient invités à retourner l’imprimé au référent sécurité. Dans un tweet, la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a dit lundi soir "si la lutte contre la radicalisation appelle la vigilance de chacun, ce combat ne sera jamais gagnant s’il s’appuie sur des préjugés et des caricatures". Le document polémique a depuis été "retiré", a indiqué l’université.

     

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