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Réfugiés et migrants: les enfants souffrent de graves privations

Par L'Economiste| Le 08/12/2018 - 11:21 | Partager
Réfugiés et migrants: les enfants souffrent de graves privations

Plus de la moitié des jeunes ayant participé à une enquête menée par l’UNICEF auprès de quelque 4 000 jeunes migrants et réfugiés âgés de 14 à 24 ans ont indiqué avoir été forcés de quitter leur pays. Selon le rapport de l’UNICEF (Le droit d’être entendus : à l’écoute des enfants et des jeunes en mouvement) qui se fonde sur une analyse des informations recueillies au cours des trois derniers mois, dont les résultats révèlent la présence de lacunes considérables dans le soutien et les services mis à la disposition des jeunes déracinés.

« Pendant que les responsables politiques se querellent sur les migrations, 4 000 enfants et jeunes déracinés nous disent manquer de soutien », déclare Laurence Chandy, Directeur des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF. Les résultats de l’enquête démontrent que 57 % des participants ont été forcés de quitter leur pays à cause de la violence ou d’un conflit tout en soulignant que 44 % ont quitté leur pays seuls. Du côté de l'enseignement de ces enfants, 58 % disent avoir perdu une ou plusieurs années de scolarité. Pour la santé, près de la moitié (49 %) des 4000 enfants n'ont pas vu un médecin quand ils en avaient besoin, et 38 % n’ont reçu aucune aide de personne, que ce soit de leur famille, de leurs amis ou des institutions.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance appelle les gouvernements à fournir des services essentiels aux enfants et aux jeunes réfugiés et migrants dans les domaines de l’éducation et de la santé, à renforcer la coopération transfrontalière afin de protéger les droits de l’enfant, à investir dans la production de données ventilées sur les mouvements et surtout à donner un rôle de partenaires actifs aux enfants et aux jeunes déracinés. Près de 90 % des jeunes ayant participé à l’enquête se trouvaient dans des pays situés en Afrique, en Asie et en Europe. Leurs réponses provenaient donc de pays de départ des migrants et des réfugiés, tels que la République arabe syrienne ou l’Ukraine, par exemple, ou de pays d’accueil, comme l’Allemagne, la Turquie ou l’Ouganda.

L’UNICEF publie les résultats de cette enquête au moment de l’ouverture de la conférence intergouvernementale pour l’adoption du Pacte mondial sur les migrations qui aura lieu à Marrakech. Cette conférence réunira des dirigeants du monde entier en vue de l’adoption du pacte, qui constitue le premier accord intergouvernemental de l’histoire à définir une approche commune pour traiter chaque aspect des migrations.

 

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