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Le PJD déjà en campagne !

Par L'Economiste| Le 24/05/2021 - 15:05 | Partager
Le PJD déjà en campagne !

Encore une fois, le PJD s’en est pris au RNI et au PAM. C’était, dimanche dernier, à l’occasion de la clôture des "journées portes ouvertes" du Parti de la Lampe à Fès. Animé par Saâd-Eddine El Othmani, Khalid Boukarii, Mohamed Khoii et Mohamed Kabiri, le meeting a viré à un "simulacre de procès" à l’encontre de la formation d’Aziz Akhannouch et Abdellatif Ouahbi (Voir vidéo). Résumant le bilan du gouvernement dans la lutte contre le Covid-19, le SG du PJD a noté que "le succès du Maroc dans la gestion de la crise du Coronavirus, reconnu mondialement, est certes le résultat des orientations royales, mais aussi de l’exécutif qui a veillé à la mise en œuvre des directives de SM". El Othmani a qualifié d’anti-démocratique "le quotient retenu pour les prochaines législatives… Idem pour la suppression du seuil électoral pour les communales". "Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons", renchérit le chef du gouvernement.

De son côté, le secrétaire régional du parti de la lampe, Khalid Boukarii, a choisi de pousser son offensive plus loin en tirant à boulets rouges sur "le ministre de l’Agriculture" et SG du RNI, qui "use des moyens de son département pour faire campagne". "Je ne rapporte que les propos du patron de la deuxième force politique au Parlement… Je demande au gouvernement de diligenter une enquête sur ce 'super-ministre' qui distribue des paniers et inaugure aussi des établissements scolaires alors qu’il y a bel et bien un responsable du département de l’enseignement qui est Saaïd Amzazi du MP", martèle Boukarii. Plus "contraignant", selon ce vice-président du Conseil régional de Fès-Meknès, "le ministre de l’Agriculture imite le Roi".

Pour sa part, le secrétaire provincial du PJD, Mohamed Kabiri, a critiqué "une militante associative qui distribuait les paniers lors la pandémie et qui a été propulsée par les autorités pour candidater auprès d’un parti politique pour un post à pouvoir". À ce titre, plusieurs observateurs qualifient les propos tenus lors de ce meeting de "très graves". "Au lieu de présenter leur bilan (s’il y en a) et le défendre, ces acteurs préfèrent s’attaquer aux formations politiques, les dénigrer, et semer le doute… Malheureusement, ce comportement pourrait sérieusement nuire à la politique et aux institutions et encouragerait l’abstention lors des prochaines échéances électorales", alerte-t-on. Et de conclure : "il faut se démarquer par les programmes et les projets réalisés. Le populisme et le double langage sont révolus".

Y.S.A.