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Jouahri pour une gestion active de la dette

Par L'Economiste| Le 16/12/2020 - 09:21 | Partager
Jouahri pour une gestion active de la dette

La gestion active de la dette publique est un « élément important » qui peut être mis à profit afin de diminuer et soulager en partie les charges d’intérêts y afférentes, a indiqué, mardi, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

La mise en place d’un plan de gestion active de la trésorerie publique peut permettre à l’État d’amoindrir la charge d’intérêts de la dette, en remplaçant une dette par une autre, a expliqué Jouahri lors d’un point de presse tenu en mode visioconférence à l’issue de la dernière réunion trimestrielle du conseil de BAM pour l’année 2020. Il a toutefois relevé que l’endettement public doit rester dans certaines limites, particulièrement, au vu des capacités de remboursement du pays et pour « ne pas pénaliser les générations futures ». « Si on destine davantage la dette contractée au profit de l’investissement, cela correspondra à son principal objectif à savoir la création de richesse, ce qui permettrait éventuellement de disposer des revenus nécessaires pour pouvoir la rembourser sans difficulté », a-t-il soutenu.

Revenant sur la dernière sortie du Maroc sur le marché financier international, le Wali de BAM a affirmé que le marché a répondu « très positivement » à l’emprunt obligataire de 3 milliards de dollars, dans un contexte de confiance et de surliquidité ayant encouragé les investisseurs internationaux à souscrire à des échéances portant sur 30 ans et 50 ans, voire même bien au-delà. Les conditions sur le marché international se sont améliorées avec l’annonce de vaccins anti-covid-19, a-t-il fait observer, soulignant que « le Maroc a bien joué l’angle de tir », en ayant recours à ce marché dans des circonstances lui permettant de bénéficier de conditions très favorables.

Sur le plan de la politique monétaire, il a soulevé que les retombées de cette sortie à l’international bénéficie au Trésor grâce à la contrepartie encaissée en dirhams, contrairement à la ligne de précaution et de liquidité (LPL), dont la contrepartie est restée en devises à la banque centrale.

Réuni dans le cadre de sa dernière session trimestrielle de l’année, le Conseil de BAM a analysé l’évolution récente de la conjoncture économique et les projections macroéconomiques de la Banque à moyen terme et a décidé de maintenir inchangé le taux directeur à 1,5 %. Le Conseil a également validé le budget de la Banque pour l’exercice 2021, approuvé la stratégie de placement des réserves de change et a arrêté les dates de ses réunions au titre de la même année au 23 mars, 22 juin, 28 septembre et 21 décembre.

 

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