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L'Edito

Formation

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:6057 Le 20/07/2021 | Partager
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La formation continue dispose d’une vision stratégique mais il lui manque le plus important: de l’action et des résultats. La réalité dressée à l’issue du dernier débrief au Conseil national de l’entreprise est loin d’être rassurante. Un seul chiffre fait froid dans le dos: à peine 1300 entreprises investissent dans des programmes de formation continue. A en juger d’après la manne de la taxe de formation professionnelle, une taxe aussi ancienne que l’OFPPT lui-même,  et qui pèse près de 2,4 milliards de DH en  2020, le financement ne devrait pourtant pas poser de problème. 

Les ambitions continuent de se heurter à deux écueils. Le premier est de taille et concerne l’incapacité à se départir d’une bureaucratie persistante comme pour la gestion de contrats spéciaux de formation. En dépit des promesses réitérées de changement, les pesanteurs empêchent le système de véritablement entamer sa mue. Le second porte sur l’ancrage politique et institutionnel du dossier. Au cours de ces 20 dernières années, la formation professionnelle est tantôt rattachée au département de l’Emploi, tantôt au ministère de l’Education, ce qui n’aide pas non plus à stabiliser les ambitions. 

Valeur aujourd’hui, c’est comme si l’on redécouvrait  à l’heure de la bataille pour la compétitivité, que les enjeux de mise à niveau du capital humain, étaient condamnés à rester un angle mort.  Amzazi a raison de se concentrer sur un nœud gordien. Il ne s’agit pas seulement d’arbitrer par rapport à l’employabilité et les difficultés à détecter une main-d’œuvre compétente, mais aussi aux leviers qui permettent aux ressources existantes de s’adapter à des marchés en transformations constantes.

L’on peut déplorer dans la foulée que le mea culpa n’intervienne qu’en fin de mandat. La patate chaude est désormais refilée au prochain gouvernement.  

Mohamed Benabid

 

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