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    Double révolte

    Par L'Economiste| Edition N°:4152 Le 15/11/2013 | Partager

    IL naît environ un demi-million de petits Marocains chaque année. Plus de la moitié naît à la campagne. Et pour ceux qui voient le jour dans une ville petite ou grande, plus de la moitié encore ont un papa qui a une profession indépendante. Sur la centaine de milliers de bébés qui reste, une minorité a un papa salarié  à qui le monde du travail reconnaît tous ses droits.
    Autrement dit, quand le gouvernement parle de faire une grande loi sur le congé paternel, il parle à moins de 50.000 personnes sur l’ensemble du pays. Ce projet de loi prétend leur ouvrir des droits sociaux nouveaux. Et on ne fait toujours rien pour favoriser l’investissement industriel quand 44.000 personnes y ont perdu leur emploi, rien qu’au premier trimestre de cette année! C’est là une révoltante perversion de la politique! 
    Allons plus loin.
    50.000 papas dans le meilleur des cas. C’est-à-dire 0,01 pour cent des Marocains.
    Autant dire que c’est une loi qui ne servira à rien ni à personne, sauf peut-être à donner quelques jours d’absence supplémentaires à ceux des fonctionnaires qui pratiquent déjà largement l’absentéisme. On sait que les autres, ceux qui se soucient réellement de leur charge, seront à leur poste ou en classe quoiqu’il arrive.
    C’est bien méconnaître son environnement que d’avoir fait de cette loi un marqueur, une priorité sociale, quand on a encore autant d’abandons scolaires ou autant de bébés handicapés par manque de soins intelligents à la naissance. Et ne parlons pas des orphelins et des enfants abandonnés à la naissance, que la loi et les pratiques sociales continuent de condamner à la non-existence!
    Le gouvernement met de l’énergie, du temps et de l’argent sur ce microscopique projet social, qui va creuser des inégalités déjà fortes.
    Comment ne pas être révolté par ce projet démagogique quand on voit la réalité quotidienne que vivent plus d’un million d’enfants sur notre sol!

    Nadia SALAH

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