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L'Edito

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Par L'Economiste| Edition N°:3496 Le 29/03/2011 | Partager

Tout le monde se souvient d’un ministre des Finances euphorique, assurant ne plus avoir besoin de relancer la machine des privatisations. C’était au lendemain de la sortie internationale du Trésor. L’émission pour 1 milliard d’euros avait été un franc succès et renforçait une situation d’opulence financière. On le sait, tactiquement le coup a été bien joué puisqu’il avait permis à la fois de se refinancer à des conditions intéressantes, qui plus est dans une conjoncture difficile, et rassurer sur la qualité de la dette marocaine.
La ligne Maginot semble avoir bougé, et aujourd’hui le gouvernement montre qu’il n’a pas trop confiance ou du moins qu’il a besoin de l’ensemble des ressources pour pouvoir manœuvrer. La semaine dernière, nous annoncions sur ces colonnes un important dispositif de relance d’épargne qui va porter notamment sur l’arrivée des PEE ou encore les OPCI. Aujourd’hui, l’on commence à ressortir les vieux bijoux familiaux du placard. Certes la Société de sel de Mohammédia n’est pas Maroc Telecom, mais l’opération annonce symboliquement la couleur et il n’est pas exclu que d’autres cessions suivent. La conjoncture, qui amène à réajuster les prévisions budgétaires, le justifie sans doute.
Il ne suffit pas de rassurer les marchés, ni de jouer exclusivement sur le front des recettes. Encore faut-il intervenir sur celui du resserrement des dépenses… chantier où il reste beaucoup à faire.
De surcroît, Mezouar aime bien manier l’arme du déficit. La question est de savoir jusqu’où la corde peut être tendue sans casser, surtout lorsqu’elle est sollicitée de toute part. Et il faut dire que, côté sollicitations, le Maroc est plutôt bien servi ces dernières semaines!
Les promesses d’assainissement des comptes publics semblent manquer de crédibilité. Attention danger!… il vaut mieux s’astreindre à une discipline de fer avant que la conjoncture ne s’en charge.
 

Mohamed BENABID

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