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L'Edito

Différences

Par L'Economiste| Edition N°:3259 Le 21/04/2010 | Partager

Y aurait-il une malédiction sur l’école?! Il est vrai que personne, nulle part dans le monde, n’est content de son enseignement, mais le problème est qu’on est au Maroc et que seul l’enseignement du Maroc nous importe. De ministre en ministre, de commission en commission et même de plan d’urgence en plan d’urgence, les axes de la Charte de l’enseignement se sont perdus… On a même du mal à retrouver dans un coin de mémoire ce qu’était cette Charte qui, après plus d’un an de travail, à cheval sur deux Règnes, et qui voulait révolutionner l’enseignement pour «produire» de futurs citoyens modèles. Cet objectif -qui était central, au même titre qu’apprendre à lire, écrire et compter- apparaît maintenant comme une ironie de l’Histoire, un bien méchant tour que nous joue notre impéritie: aujourd’hui, l’enseignement se classe parmi les six domaines où sévit le plus la corruption!Et pourtant, à côté du pire, survit, s’épanouit le meilleur. Que dire de ces instituteurs et institutrices en montagne, sur le front de l’analphabétisme, dans des milieux qui, parfois, ne les aident guère? Comment parler de ces enfants, et de leurs professeurs qui traceront leur chemin vers l’excellence en dépit des pires conditions matérielles?Le pire et le meilleur existent. En les rapprochant on comprend que l’Education nationale ne peut plus être conçue comme un tout indifférencié. Que cela nous plaise ou pas, la réalité est là: il n’y a pas une, mais dix, vingt éducations nationales différentes avec des vitesses et des qualités différentes. C’est injuste, c’est immoral… Oui, mais c’est ainsi.A vouloir coûte que coûte entretenir la fiction de l’unicité et de l’uniformité des programmes, des niveaux et des modalités, on passe à côté de la seule possibilité restante de redresser les écoles, laquelle est de jouer, au contraire, sur les différences et l’émulation.Nadia SALAH

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