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L'Edito

Devoir d’oubli

Par L'Economiste| Edition N°:3524 Le 06/05/2011 | Partager

Quand la semaine dernière la CGEM a rencontré les milieux politiques et économiques à Madrid, elle n’imaginait pas que l’opération allait coïncider avec un attentat.
Avec les autorités politiques marocaines présentes, elle s’est brutalement trouvée devant l’obligation de gérer l’inimaginable. Tout compte fait, les Marocains ne s’en sont pas si mal tirés, au contraire. Leur sang-froid, leur discipline spontanée ont été remarqués… Même si, vu d’ici, il y a parfois des compliments désobligeants.
Précisément, dans ce mélange contradictoire de faits, de sentiments… il y a toute l’ambiguïté des relations maroco-espagnoles : des contacts et des coopérations constants (y compris quand il s’agit de trafiquer en marge de la loi!) et pourtant des méfiances ataviques capables de résister à l’examen de la rationalité. Cet atavisme est si puissant que les Marocains pensent qu’il n’y a plus rien à faire … «avec ces gens-là», tandis que les Espagnols peuvent avaler n’importe quoi sur les Marocains pourvu que ce soit bien sauvage.
Des deux côtés, tout a été dit et redit sur l’origine de ce phénomène: on dirait que l’Histoire et les histoires continuent de réclamer des comptes au présent, épuisant son énergie en explications qui ne font avancer personne.
L’Allemagne et la France auraient-elles construit l’Europe, le plus grand espace mondial ayant vécu le plus longtemps sans guerre, si les hommes politiques des deux pays n’avaient pas décidé de changer le cours des choses. Pourtant, cette vieille histoire était bien plus sanglante que celle qui a uni les Marocains et les Espagnols. Ce n’est même pas comparable.
Il y a des moments dans la vie des sociétés où il faudrait avoir le courage de jeter les «devoirs de mémoire» aux orties, de fermer les livres d’histoire et de les laisser prendre la poussière pendant une ou deux générations. Un devoir d’oublier la vieille histoire pour en construire une autre, toute neuve.

Nadia SALAH

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