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L'Edito

Destruction

Par L'Economiste| Edition N°:3944 Le 08/01/2013 | Partager

Vivendi met en vente sa part, ou une partie de sa part, dans Maroc Telecom. La nouvelle a été officialisée dans nos colonnes il y a quelques semaines (Cf. L’Economiste du 27 novembre 2012).
L’affaire était pliée depuis l’été d’avant, non pas parce que Maroc Telecom avait déçu ou parce que Vivendi avait découvert de meilleures opportunités.
L’affaire est si étonnante qu’on  peine  à y croire.
Des analystes financiers avaient pensé qu’il faut bouger un peu, juste pour le plaisir de «bouger» (et peut-être simplement parce qu’il fallait bien dire quelque chose dans la  note d’information: qui saura?). Là-dessus, quelques fonds d’investissements ont pensé qu’ils devaient profiter de la hausse de leur placement…
Il n’en a pas fallu plus pour que Vivendi soit amené à s’imputer elle-même d’un projet industriel stratégique. Dans un grand pays comme la France, c’était pourtant un des rares projets industriels à avoir une fenêtre sur l’Afrique. Mais puisque l’impératrice Finance avait décidé, son caprice fera loi.
Est-ce une mauvaise nouvelle pour le Maroc? Même pas: bien sûr l’amour propre souffre un peu d’être «vendu» par un vieux partenaire. Avec un peu de recul pourtant,  c’est peut-être la chance de trouver une autre alliance qui, elle, aurait des ambitions internationales, ambitions que la première des capitalisations boursières marocaines pourrait réaliser. Cette dernière a l’encadrement humain et l’intelligence collective pour le faire, puisqu’elle l’a déjà fait.
Sur le fond, que nous dit cette histoire? Elle dit que nous avons atteint les limites de l’économie financière, parce qu’elle s’aveugle elle-même sur les enjeux stratégiques.
Quel lien avec nous? Le lien, il est dans la Bourse de Casablanca dont le comportement n’a rien à voir avec les entreprises dont elle s’occupe.
Les financiers sont en train de détruire l’économie réelle, donc des emplois et de la croissance.

Nadia SALAH

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