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L'Edito

Démission

Par L'Economiste| Edition N°:3528 Le 12/05/2011 | Partager

On a du mal à comprendre comment de pareilles choses sont possibles: pas un seul ministre, ni le Premier, ni celui de l’Enseignement, ni sa secrétaire d’Etat… pour traiter cette affaire d’année blanche ou pas.
Pourtant ce n’est pas une mince affaire : toutes les familles, ou peu s’en faut, ont des enfants à l’école. C’est donc une affaire politique de la plus haute importance.
Au mieux, le ministre de l’Education nationale lâche une demie phrase, «…on va voir…», puis court se cacher. Au pire le Premier ministre, lui, ne sort même pas de son indifférence coutumière: pas concerné.
Les choses en sont aujourd’hui qu’il faut faire la journée province par province pour avoir une idée de ce qui se passe. Et heureusement qu’on y trouve des hommes et des femmes courageux, qui ont le sens de leurs responsabilités éducatives, mais aussi de leurs responsabilités politiques. Pourvu que ceux de Rabat n’aillent pas les punir d’avoir eu le courage de faire face aux demandes des parents et de l’opinion publique…
En s’installant à la Primature, Abbas El Fassi avait dit, avec le ton le plus ferme, qu’il retirerait les journées de grève des salaires des fonctionnaires. Il avait, expliquait-il, tout ce qu’il fallait sur le plan politique, sur le plan juridique et sur le plan administratif pour mettre fin aux honteuses «grèves-week-end» dont les citoyens ont plus qu’assez. Son ministre de l’Education nationale, Akhchichine, avait promis de lutter contre l’absentéisme des enseignants.
Trois ans et demi plus tard, c’est pire qu’avant… Non seulement rien de tout cela n’a été fait, mais le service public est rongé, ruiné comme jamais par les grèves. Or, les services publics, ce n’est rien d’autre que le capital collectif mis à la disposition de ceux qui sont les moins favorisés? Et ils sont impardonnables, les responsables gouvernementaux qui démissionnent devant la dégradation du service public.

Nadia SALAH

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