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  • L'Edito

    De certitude certaine

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5822 Le 12/08/2020 | Partager
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    C'est une tristesse immense. Au sud, seulement deux hôtels ouverts à Ouarzazate. Trois personnes dans la salle de restaurant. Dans les environs proches ou lointains, rien.

    Juste l’immense beauté du paysage, posé là comme pour rendre l’absence des humains plus angoissante.

    Pas loin, l’épicier raconte qu’il a vu venir la catastrophe. Il affirme que le pire est encore devant nous. Il sent venir une débâcle. Pas facile à dire pour cet homme pieux.

    Il est au courant. Il annonce les ruptures de stocks. Pas parce que les routes et les ports seront fermés, mis en quarantaine.

    Parce qu’il n’y a plus la confiance. Il a peur que ces gens des villes ne comprennent pas tout ce qu’il dit. Lui, l’épicier que le confinement a fait reculer jusqu’au bout du bout du monde. Alors il explique avec des exemples. Il faut être sûr que l’épicier payera son grossiste, que ce grossiste payera le fabricant ou l’importateur. L’Etat a donné de l’argent à la chaîne.

    Individuellement ce n’est pas beaucoup. Collectivement c’est colossal. C’est bien, mais combien de temps le Maroc peut-il tenir sans produire les biens qui financent et font tourner la machine?

    Il y a de moins en moins d’argent dans le système. Les gens le devinent, juste en multipliant ce que vit chacun, individuellement. Ils devinent, puis ils savent. De certitude certaine.

    Comment expliquer cette folie du confinement? Pourquoi tant de mal juste pour une affaire de Rabat, entre ministères? Maintenant c’est une femme de ménage qui parle. La voix entre plainte, accusation et accablement. A mi-voix. Des fois qu’on l’entendrait. Elle en est sûre: c’est pour vendre les vaccins. Si t’achètes pas, pas de passeport, pas de CIN.

    Comment avons-nous fait pour en arriver-là en 4 mois?

     

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