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L'Edito

Concurrence

Par Nadia SALAH| Edition N°:5644 Le 29/11/2019 | Partager
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On l’attendait depuis 30 ans: l’article 16 du projet de loi de finances pour 2020. Ce n’est pas son côté fourre-tout qui est intéressant, quoique…

Cet article ouvre la possibilité de réviser nos vieilles conceptions de la concurrence. Il modifie un fonds qui s’occupe de concurrence, de consommateur, de stock, de régulation… et des mica (qui ont fait une scandaleuse réapparition).

Le plus intéressant du texte est la concurrence et les concepts qu’elle tire avec elle. Le Maroc va, s’il le veut bien, sortir des vieilles lunes encombrant sa manière de voir la concurrence.

Flash-back. Normalement, les textes ad hoc auraient dû suivre le désencadrement des prix, dans les années 1980. Pour des raisons inconnues, on a désencadré sans texte, produit par produit. Peut-être a-t-on redouté l’opinion publique qui, elle, redoutait la libéralisation?

Toujours est-il que cela s’est bien passé, sans que les consommateurs devinent comment en une quinzaine d’années les épiceries et autres magasins se sont remplis de nouveaux produits, pour l’essentiel locaux, avec du choix et des qualités jamais vus avant.  Et pas plus chers.

On s’est occupé du dumping étranger, avec un premier texte boiteux, puis des corrections pas meilleures. Mais toujours rien de sérieux pour la concurrence. A part de discrets rappels à l’ordre par la Direction des prix. Le premier texte date de 1999, finalisé en 2014. Entre-temps naît le Conseil de la concurrence. Son premier cri réclame des pouvoirs souverains de sanction.

Cependant le contexte était toujours aussi dogmatique. Donc avec un risque d’agir contre le bon sens. Les arguments autour du marché des hydrocarbures (voir L’Economiste du 21 octobre 2019) le montrent bien. Le texte conduit à des impasses, parce qu’il ne fait pas droit ou pas assez droit à des impératifs comme les consommateurs, les stocks de sécurité, la régulation…

Ceci mériterait une bonne campagne de communication civique.

 

 

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