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L'Edito

Compétition

Par L'Economiste| Edition N°:3255 Le 15/04/2010 | Partager

LE nouveau dispositif qui se prépare en matière de «défense commerciale» semble a priori salutaire. Surtout si c’est pour prévenir la sous-facturation, le dumping et autres pratiques qui nous imposent un statut peu enviable. L’impression parfois d’être une grande «joutiya» de babioles asiatiques.Le Maroc n’est pas l’unique pays à redouter une invasion d’articles chinois, du moins tant que le yuan continuera d’être faible. Mais il faut tenir compte des préoccupations collatérales et surtout il ne faut pas se dispenser d’un peu d’autocritique. D’abord il n’est pas bon d’envoyer le message d’un Maroc replié sur lui-même. Lorsque Renault, Airbus délocalisent au Maroc ou en Chine, c’est qu’ils y trouvent les fondamentaux d’une économie souple, d’un marché libre, de frontières ouvertes. Il ne peut pas y avoir double discours et décréter que le principe est bon ici, mauvais là. Enfin, il ne faut pas espérer que de telles mesures suffisent à tirer l’économie de sa torpeur. On le sait, la compétitivité de la Chine n’est pas que monétaire. Pour être durables, les embellies commerciales ne peuvent s’articuler autour de réflexes de levées des ponts-levis, qui risquent de passer pour des formes larvées de protectionnisme. Les véritables dispositions doivent cibler l’investissement, l’innovation, la recherche, la formation, la productivité, des politiques fiscales incitatives. Comment encourager le développement de l’industrie marocaine aussi. Bien accompagner les secteurs où il y a des gisements d’émergence de champions. Faire en sorte que le «made in Maroc» soit un argument de vente et de qualité aussi. Plutôt que protéger par tous les moyens des filières faiblardes de la compétition internationale.Voilà les chantiers qui peuvent contribuer fortement à la correction des déséquilibres économiques. Ceux qui montrent activement que le Maroc n’a pas peur de la compétition, qu’elle soit chinoise ou autre.Mohamed BENABID

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