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L'Edito

Cliniques

Par L'Economiste| Edition N°:4168 Le 10/12/2013 | Partager

LE vieux projet d’ouvrir le capital des cliniques privées à des investisseurs non médecins a été repris par le ministre El Houssaine  Louardi. Repris avec fermeté. Il a bien raison et le gouvernement devrait le soutenir plus qu’il ne l’a fait jusqu’ici.
Le Maroc vit encore sous une vieille conception selon laquelle seuls des médecins doivent s’occuper de santé sans tenir compte de la transformation du monde scientifique.
En effet, qu’y a-t-il de commun entre la médecine du 19e siècle et celle d’aujourd’hui? Rien du tout, pas même le taux de guerrison des maladies. Ne parlons pas des médicaments, des instruments et d’un bagage et un plateau technique qui n’a plus rien de commun avec la pratique médicale et pharmaceutique qui existait autrefois.
Nous avons changé d’échelle et changé de référent. Mais le Maroc n’a pas su acter ces changements et continue de vouloir gérer son secteur médical comme si la révolution scientifique du 20e siècle n’avait jamais eu lieu.
Quelle est la conséquence de ce refus? En refusant aux capitaux normaux de s’investir dans le secteur, on engendre des offres étriquées, qui ont toutes les peines du monde à suivre les progrès qui sont le pain quotidien de pays moins développés que le Maroc.
Qu’on aille donc jeter un œil sur le fonctionnement des systèmes de santé privés en Asie! On verra en direct ce que donne l’investissement ouvert et la gestion professionnelle. Et si l’on ne veut pas aller aussi loin, regardons la création d’unités de soins ambulatoires privés en Afrique ou dans la région Mena.
Jusqu’à présent, une toute petite poignée de médecins a réussi à s’opposer à l’évolution, en brandissant l’idée que la médecine ne sera que du commerce, destiné à exploiter les malades. Mais ouvrons donc les yeux: sans gestion professionnelle, sans investissements additionnels, qu’avons-nous obtenu? Le contraire de ce qui était promis par les opposants à la réforme.

Nadia SALAH

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