×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Clandestins

Par L'Economiste| Edition N°:2928 Le 25/12/2008 | Partager

Confier à des esprits indépendants la tâche de réformer les dossiers importants... le Maroc aime bien ce genre d’exercice. L’avortement reste l’un des sujets qui mérite une telle issue. C’est un problème de société réel pour lequel il est important de donner une lisibilité publique. L’initiative de médecins très préoccupés par l’amplification des drames de naissances non désirées, drames à la fois pour la mère et l’enfant, est à cet égard louable. On le sait depuis la prohibition américaine, l’interdiction produit souvent les effets contraires. Les chiffres sur l’étendue des avortements clandestins donnent à réfléchir. Ce qu’il faut souhaiter avant tout pour ce débat, c’est que la prise en compte de la souffrance des femmes reste le point de départ. La dérive est que l’approche religieuse sur cette question soit prédominante au détriment de la dimension médicale, voire sociale. Or le risque de cristallisation ne fait pas de doute puisque le débat semble porté au niveau politique par un parti à référentiel religieux, le PJD. L’opinion n’a que très faiblement entendu les autres formations sur ce sujet, il est vrai trop risqué sur le plan électoral. Il y a donc de bonnes raisons de craindre qu’au gré des discussions, le dossier y perdra des plumes pour finalement se confiner exclusivement à sa dimension religieuse. Le tout étant de savoir jusqu’où sera déplumée la volaille! Il n’est pas dans les habitudes de ce parti islamiste de se laisser dicter sa conduite, surtout quand celle-ci risque d’être impopulaire aux yeux de son électorat. Ce parti, comme d’autres formations au Parlement, auront sans doute à faire des choix, et de ces choix, ils ne retiendront sans doute que l’essentiel. L’essentiel étant une notion relative, selon qu’il s’agisse de faire de la politique ou défendre les intérêts de ces femmes qui meurent à l’issue d’avortements clandestins. Mohamed Benabid

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc