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L'Edito

Civilisations

Par L'Economiste| Edition N°:1315 Le 18/07/2002 | Partager

En droit, la marocanité de ce rocher Leïla est absolument incontestable: Personne n'a occupé et valorisé ce rocher; personne n'est plus près de ce rocher que le Maroc.Maintenant, il y a un problème de fond, qui concerne la société internationale dans son ensemble.Le rocher Leïla est le premier conflit entre deux Etats de l'après-11 septembre. C'est un conflit entre deux Etats de la même sphère idéologique, mais il y a entre les deux une différence: l'un est du nord, l'autre du sud; l'un est d'influence chrétienne, l'autre d'influence musulmane. Un différend de voisinage simple, ordinaire presque, change de dimension dans l'après-11 septembre. Ce n'est pas ainsi que le Maroc avait posé le problème, mais les jeux des solidarités automatiques au niveau de l'Union européenne, de l'OTAN, sont sans le moindre égard pour la réalité du conflit, pour ces fondements juridiques, pour son évolution historique… encore moins pour ses données géographiques. Ces solidarités automatiques et disproportionnées donnent l'impression que tout ce qui n'est pas dans la solidarité est un territoire ennemi.Dans ce contexte, les extrémistes se frottent les mains. Pour eux, un conflit avec de tels jeux de solidarités automatiques est parfaitement inespéré: leurs propres ennemis sont venus soutenir leur thèse. Pouvaient-ils rêver mieux?Le problème de fond, dont personne ne peut faire l'économie, est de répondre à la question: Y a-t-il encore une place dans le monde pour les Etats respectueux du droit, pour les Etats qui ont la conviction que le droit les protège mieux que n'importe quelle démonstration de force militaire?Ce n'est pas une question banale: après le 11 septembre, les lignes de démarcation du monde ont bougé. Dans les semaines qui ont suivi, tous les gouvernements, y compris et peut-être surtout celui du Maroc, s'étaient employés à écarter les conflits de civilisations. Et voilà qu'à cause d'un rocher que seuls les contrebandiers connaissaient, tout le travail est remis en question. Ce n'est pas le moment. Est-ce que le XXI siècle verra le retour des cannonières?Abdelmounaïm DILAMI

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