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L'Edito

Chance historique

Par L'Economiste| Edition N°:2721 Le 25/02/2008 | Partager

Soyons francs, la politique agricole de ces cinquante dernières années n’a pas fait que servir le développement de l’agriculture. Elle a aussi limité par tous les moyens économiques possibles l’exode rural vers les villes. En cela, elle était la poursuite de la colonisation qui voulait développer les meilleures régions mais laisser sur place les populations des zones les moins prometteuses. On peut se louer du maintien de ce choix après l’Indépendance: les villes marocaines n’étouffent pas sous le poids des ruraux au chômage, contrairement à ce que l’on voit dans la plupart des pays. On peut aussi le condamner, car cette politique a entretenu une affreuse misère rurale.Mais aujourd’hui, là n’est pas la question.Le vrai enjeu, c’est que, depuis deux trois ans, les données agricoles de la planète Terre ont complètement changé et que le Maroc continue de faire comme s’il ne le savait pas.Les prix des denrées de base ont explosé alors qu’il y a seulement trois ans, les grands producteurs subventionnaient à tour de bras leur blé ou leurs graines pour pouvoir les exporter et s’en débarrasser.Rien n’indique que les prix d’aujourd’hui peuvent retrouver un niveau aussi faible. Plus instructif: là où l’on voyait des tentatives forcenées pour exporter, apparaissent des mesures pour limiter les sorties de céréales, d’huile ou de sucre. Deux grands facteurs jouent pour le maintien des hauts prix: l’arrivée de consommateurs gigantesques, la Chine et l’Inde, et la concurrence de la fabrication des énergies nouvelles. D’un seul coup, les prix mondiaux se sont rapprochés des prix marocains, qui étaient restés plus élevés durant les quarante dernières années. Ce rapprochement renverse du tout au tout la base même de la politique agricole, qui était protectionniste jusqu’à l’absurde. Le Maroc est devant une chance historique. Encore faudrait-il qu’il se décide à la saisir; mais, pour l’instant, rien n’a bougé.Nadia SALAH

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