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L'Edito

Caprices

Par L'Economiste| Edition N°:4089 Le 06/08/2013 | Partager

Et voilà que ça recommence!
Encore des résistances au projet de réforme qui devrait régir la création et la gestion de cliniques. Il s’agit de permettre à des investisseurs d’investir, médecins ou non, étant bien entendu que les soins, eux, restent du domaine du médecin et de lui seul.
Cela fait bien un quart de siècle que cette affaire dure. En effet, l’idée est de professionnaliser la gestion des établissements de santé quand il était apparu que le management reste le management, même quand il s’applique à la santé.
La France, qui avait lancé sa réforme à cette même époque, avait rencontré les mêmes réticences de certains médecins. Mais le pouvoir politique était passé outre, dans l’intérêt du système de santé dans son entier. Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour nier les progrès que les cliniques et hôpitaux français ont réalisés en organisant un management sérieux et professionnel.
Et pour ceux qui se souviennent de l’état de la santé en Espagne, dans les années 1970, ils ne reconnaîtraient pas le pays en voyant ce que nos voisins ont réalisé en si peu de temps, avec leur système dual, privé-public, géré par des professionnels de la gestion. Il est même apparu des groupes avec d’excellente réputation médicale et capables d’exporter leurs services, pour le plus grand bien du commerce extérieur.
Au Maroc, c’est le contraire: cinquante-sept ans après l’Indépendance,  c’est encore le malade qu’on cherche à exporter, pour lui trouver des services de meilleure qualité.
Il y a des professionnels de la gestion, comme il y a des professionnels de la médecine. Il faut arrêter de confondre les deux. Ce sont deux domaines différents mais capables de se valoriser mutuellement.
L’opinion publique est lasse des caprices d’enfants gâtés, qui kidnappent le droit d’expression de leurs confrères et prennent en otage la santé de leurs concitoyens.

Nadia SALAH

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