×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste

L'Edito

Bouclier

Par L'Economiste| Edition N°:2908 Le 25/11/2008 | Partager

LE médicament est un sujet qui cristallise pas mal de crispations. Le produit, ses acteurs veulent bien en accepter la logique marchande, ses budgets marketing mirobolants, ses marges arrières confortables, pour les grossistes et officinaux, au point que la distribution peut générer plus de profits que la production. Des prix, officiellement encadrés, mais dont on tolère bien les excroissances à travers une automédication débridée. Difficile dans ces conditions de convaincre les impôts que les montées au front, comme pour la TVA sur le médicament, sont motivées exclusivement par des impératifs humanitaires!Cela a d’ailleurs souvent été le cas, car dès que l’éventualité d’étendre les règles du jeu économiques à toute la chaîne du médicament, c’est-à-dire y compris dans sa dimension fiscale, alors là la résistance s’organise. Du coup, le discours manque de cohérence. D’un côté l’on adopte les vertus du libéralisme, de l’autre l’on refuse de pousser la logique jusqu’au bout. Ce qui est sûr, c’est que le malade ne peut pas servir continuellement de bouclier anti-impôts. Si ce secteur a consolidé son développement, il le doit au flair industriel de certains de ses acteurs. Ils ont pu apprivoiser, sans états d’âme, des modèles de gestion, d’organisation, qu’ils ont appliqués efficacement au domaine pharmaceutique. Les situations du ni-ni ne sont jamais opportunes. Elles créent une atmosphère d’insécurité qui finit par menacer même ceux à qui elles sont censées profiter au départ. Le médicament permet de faire des profits, il faut le reconnaître, sans qu’il y ait de non-dit. Et si les véritables enjeux étaient ailleurs?Par exemple, dans un meilleur ajustement du business model, une plus grande transparence des procédures de fixation des prix et d’AMM (autorisation de mise sur le marché). Et surtout une plus grande franchise sur la dimension, non philanthropique, du médicament?Mohamed BENABID

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Vous êtes déjà abonné à L'Economiste mais vous n'avez pas reçu vos identifiants?
Contactez-nous à l’adresse abonnement@leconomiste.com pour les recevoir en indiquant: nom, prénom, email, entreprise, fonction et numéro de téléphone.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    abonnement@leconomiste.com
    mareaction@leconomiste.com
    redaction@leconomiste.com
    publicite@leconomiste.com
    communication@leconomiste.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc