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L'Edito

Bonnes pratiques

Par L'Economiste| Edition N°:2371 Le 28/09/2006 | Partager

C’est connu: gouverner ce n’est pas seulement réformer des structures mais aussi mettre en place de bonnes pratiques. Ce qui est regrettable, c’est qu’on trouve parfois de bonnes idées mais pas de bonnes pratiques. Or, bien souvent, il se crée de fortes attentes autour de ces idées, mais il ne se passe rien par déficit de mise en oeuvre. Les lois votées restent alors lettre morte, les décrets rarement appliqués, les réformes jamais abouties. Trois exemples illustrent assez bien cette profonde méprise quant à l’importance des bonnes pratiquesD’abord, la problématique des accidents de la circulation. Pas une semaine qui n’apporte son lot de victimes. Tout le monde conviendra à ce niveau de l’incapacité à traiter la question du transport (autocars, bus, camions), premier coupable dans cette affaire. Tout le monde saluera cette bonne idée de gares routières, qui se voulaient modernes au départ, de cette autre bonne idée de concessions des bus. Personne en revanche pour garantir les bonnes pratiques. Comme par exemple systématiser les tachygraphes, les contrôles techniques de véhicule, avant tout voyage. S’assurer que les chauffeurs conduisent et se conduisent comme des êtres humains. Autre exemple qui montre bien que les marges de manœuvre dépendent plus des changements de pratiques que des changements de réglementation: le code du travail appliqué par à peine 15% des entreprises! A quoi sert-il de plancher sur un texte pendant une éternité, si à son aboutissement on ne pense pas aux moyens de mise en œuvre, de contrôle. Enfin, la question des bonnes pratiques est occultée aussi à l’échelle du gouvernement où l’on continue de croire aux vertus des symptômes, à céder aux sirènes des experts labellisés qui produisent des kilomètres de rapports. Oubliant au passage que pour faire véritablement de l’Etat un appareil efficace, il faut d’abord des hommes et des femmes créatifs. Mohamed BENABID

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